Colloque La Conciliation Familiale

Quatre intervenants ont participé à ce colloque du 23 juillet 2016 :

Amédéo Piromalli, président fondateur de I Comme Identité (I C I), concepteur et porteur du projet de la conciliation familiale.

Henri Gibaud, normalien, agrégé, 22 ans de bénévolat associatif. « Lire et relire Evelyne Sullerot, 30 ans de soutien à la nouvelle parentalité ».

Marion Hurel, psychologue clinicienne, libérale, spécialisée dans l’accompagnement à la parentalité. Bénévole à l’association I C I. « Rester père et mère hors-paire, garder des repères ».

Le rôle des parents, la séparation conjugale, le temps de la réflexion, parler aux enfants, remplacer l’alliance conjugale par l’alliance parentale.

Jean Le Bail, professeur, président d’association. 8 ans de bénévolat. Défenseur de la parentalité. Présentation des raisons liées aux actions concernant les personnes évincées de leur autorité parentale.

Merci à eux et à M. Toufik Hedna, président de l’association Les amis de l’Algérie pour son aide logistique.

Lors d’une séparation conjugale, il est important de garder à l’esprit que le rôle de parent et celui de conjoint font référence à différentes parties de l’identité. Il est nécessaire, donc, de différencier le conjoint et le parent. De plus, l’enfant ne doit pas voir ses liens avec l’un de ses parents rompus. Il a besoin de chacun de ses parents. Il est le résultat d’un désir de couple, est issu de l’histoire du couple et de l’histoire de chaque parent. Il est important, pour sa construction de ne pas perdre une partie de son identité en coupant les liens avec une partie de sa famille, quelle qu’elle soit. L’enfant doit être rassuré sur le fait que bien que ses parents se séparent, ils ne divorcent pas de lui.

Un autre point important est que l’angoisse vient de ce qu’on ne peut pas imaginer, de ce que l’on ne sait pas. Pour rassurer, il faut donc imaginer. Dans des situations déstabilisantes et d’insécurité, comme l’est une crise familiale, l’enfant sera rassuré en restant à sa place d’enfant : il n’a pas son avis à donner sur la séparation, le choix de garde,… De plus, il est nécessaire d’éviter les situations dans lesquelles il peut se sentir en positions de conflits de loyauté envers l’un de ses parents. Il n’a pas sa place dans ces histoires d’adultes. Pour éviter l’angoisse, il convient d’expliquer aux enfants simplement la situation, les conflits… Ils apprécieront le fait d’avoir la possibilité de poser des questions. Avoir préparé certaines réponses en amont de l’annonce permettra à l’enfant de se sentir rassuré, cadré. Cependant, il aura de mauvais moments à vivre aussi : il a un deuil de famille idéale à réaliser. En ce qui concerne les beaux-parents, ils ont un rôle à inventer, en se différenciant de celui des parents biologiques, qui doivent seuls faire les choix importants qui concernent la vie de l’enfant. Lorsque les parents s’accordent, dans l’intérêt de chaque enfant, les solutions trouvées restent les meilleures.

Marion Hurel, psychologue

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